Mot clé : Traité de Lisbonne
On a beaucoup vanté les mérites du traité de Lisbonne : une Europe plus démocratique, plus efficace, plus proche du citoyen. Et si la réalité était toute autre ? C'est d’Irlande, probablement le pays de l'Union qui a le plus débattu et le plus analysé ce traité, que la contestation arrive. En effet, dans l'Irish Times de ce weekend, l’ancien ministre des Affaires étrangères irlandais (1973-77), et ancien Premier ministre (1981-82, 1982-87), Garret FitzGerald s'interroge sur le rôle du Conseil européen dans la nouvelle configuration institutionnelle.
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Qui sera le prochain président du Conseil européen ? Avec la probable
entrée en vigueur du traité de Lisbonne début 2010, les spéculations
vont bon train à Bruxelles et dans les capitales pour savoir qui
occupera le nouveau poste prévu par le traité réformateur. Des noms
circulent ici ou là. Mais il est aujourd'hui très difficile de donner
l'identité du futur "chairman" européen.
Le processus de désignation pour une telle fonction résulte en effet
d'une alchimie européenne très complexe : critère géographique (Nord/Sud) ; critère de taille (grand pays/petit pays) ; critère
d'ancienneté (les nouveaux Etats membres/les Etats fondateurs)... Bref,
de nombreuses considérations doivent être prises en compte pour dresser
le portrait robot du futur président du Conseil. Et à ce jeu, nos confrères américains proposent leur "guide" pour s'y
retrouver dans les coulisses de Bruxelles.
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Passées les premières réactions au non irlandais, qui vont du coup de gueule (contre les dirigeants européens, contre les Irlandais, contre les "nonistes" de gauche) au coup de pompe, les militants de la cause européenne se remobilisent pour proposer des solutions à la nouvelle crise institutionnelle qui frappe l'Union européenne.
Comme en 2005, des voix s'élèvent en faveur de l'organisation d'un référendum européen. Ainsi, Jean-Pierre Bobichon de Sauvons l'Europe propose d'envisager à terme "un référendum unique au sein des Etats membres de l'Union le même jour, sur la même question en se mettant d'accord politiquement sur un seuil assez élevé de double majorité entre le nombre d'Etats membres et le nombre de citoyennes et citoyens qui se seraient exprimés et qui permettrait la validité de la consultation populaire."
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Sur le web, les opposants à la Constitution européenne, qui estimaient les Français floués par l'absence de référendum sur le nouveau traité, saluent unanimement le résultat du vote irlandais. Tous en savent gré aux Irlandais d'avoir voté "par procuration" (comme l'écrit le député Nicolas Dupont-Aignan) à la place de ceux qui n'en avaient pas la possibilité. Mais, à l'image de ce qui s'était passé en 2005, ils ne tirent pas forcément les mêmes enseignements de ce résultat.
Chez les tenants du "non de gauche", on salue une victoire du "peuple", le mot qui revient le plus souvent dans les principales déclarations. Pour Yves Salesse, de la Fondation Copernic, "il est temps de comprendre que l’Union européenne menée sans l’avis des peuples ou contre l’avis des peuples est une impasse". Même son de cloche chez ATTAC : "Quand le peuple est consulté, il répond. Écoutons-le !"
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Référendum irlandais : un air de déjà-vu…
"Nous voilà comme au 28 mai 2005. Avec un peu plus d’espoir, avec autant d’amertume, avec toujours la même question", écrit Koz. "En Irlande comme en France en 2005, des partisans du non se réfugient dans les arguments les plus fous, les plus stupides, les plus mensongers. Et ils n’en assumeront aucune conséquence".
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Le quotidien Irish Times publie aujourd'hui un sondage réalisé par TNS mrbi qui donne le "non" au traité de Lisbonne gagnant à 35 %, contre 30 % au "oui". Le nombre d'indécis est à nouveau en hausse, avec 28 % des personnes interrogées (le 25 mai il était de 26 %). Autre information : 7 % des électeurs pourraient ne pas participer au vote. La principale raison qui motive le choix des anti-Lisbonne est la méconnaissance du traité. Jean Quatremer s'agace : "si l'on ne comprend pas, on s'abstient, on ne vote ni oui, ni non. Surtout si on risque de bloquer l'ensemble du système: 2 millions d'Irlandais paralysent une Union de 27 Etats".
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En Irlande, la campagne officielle sur le traité de Lisbonne a débuté le 12 mai. Deux des derniers sondages parus sur les intentions de vote lors du référendum sont plutôt optimistes sur les chances de victoire du "oui". Le taux d'indécis reste élevé mais diminue (64 % au mois de janvier, 34 % le 11 mai et 26 % le 25 mai ). Un certain nombre d’électeurs se demande encore si le traité de Lisbonne est bon ou pas pour l’Irlande. Malgré ces résultats plutôt encourageants pour le camp du "oui", aucun n'atteint les prévisions faites à la veille du référendum sur le traité de Nice en 2001, selon lesquelles 52 % des électeurs avaient l’intention de voter pour. Des analystes espèrent que les sondages moins favorables cette fois ci motiveront les électeurs en faveur du traité.
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Pro et anti Lisbonne s'affichent en Irlande
En Irlande, la campagne autour du référendum sur le traité de Lisbonne, prévu le 12 juin prochain, bat son plein. Voici une sélection d'affiches qui jalonnent les rues irlandaises (trouvées sur le forum politics.ie) :

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Organisateur du rendez vous des Européens, le 7 mai à Lille, Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, s'est prêté au jeu des questions-réponses avec les blogueurs invités à couvrir l'événement. Touteleurope.fr a pu recueillir ses propos en vidéo :
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Le site de critique des médias Acrimed publie une analyse documentée pointant l'absence de débat sur la ratification du Traité de Lisbonne. L'auteur de ce texte (intitulé "Traité européen de Lisbonne : le débat démocratique médiatiquement censuré") reproche aux journalistes de s'être abrités derrière "un prétendu 'désintérêt' pour le Traité qui permet de masquer un choix politique majeur effectué depuis belle lurette par les médias dominants".
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